epa04748316 Chadian President Idriss Deby waves at the photographers as he leaves the Elysee Palace after a meeting with French President Francois Hollande in Paris, France, 14 May 2015. The discussions were mainly focused around the situation in Burundi and Boko Haram. EPA/ETIENNE LAURENT

La décision d’abattement des salaires des agents de l’Etat a été suspendue, a annoncé mercredi le Premier ministre tchadien, Pahimi Padacké Albert, au cours d’une rencontre avec les partenaires sociaux et les centrales syndicales.

S’il sursoit à pratiquer des coupes sur les salaires, le gouvernement maintient en vigueur le décret 687 pris fin 2015 et instituant des coupes de 50% dans les primes et indemnités des agents de l’État.

La semaine dernière, le nouveau ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Sabre Fadoul, a annoncé des abattements de 15 à 45% sur les salaires de base des personnels des départements ministériels et des institutions de l’Etat et 5 à 10% pour les personnels des forces de défense et de sécurité et les personnels des missions diplomatiques.

Selon le ministre, la masse salariale pour l’année 2017 était plus de 376 milliards de francs CFA, ce qui équivalait à 100% des recettes cumulées des douanes et des impôts et de loin supérieur au plafond de 348 milliards francs CFA imposé par les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international (FMI).

Le plafond convenu est de 380 milliards de francs CFA dans le budget 2018 qui risque d’être terminée avec un surplus de 30 milliards. C’est cette économie de 30 milliards que le gouvernement a voulu faire en coupant dans les salaires des agents de l’Etat. Une décision qui a provoqué un tollé général : les syndicats l’ont rejetée à l’unanimité, promis de battre le pavé et de paralyser l’administration publique au cas de l’éventuelle application de la décision.

Malgré le sursis, le gouvernement qui tient à faire l’économie de 30 milliards de francs CFA par an, veut maintenir le dialogue. Il devra retrouver les syndicats, au sein du Conseil national de dialogue social (CNDS, où siège également le patronat) pour étudier les pistes pour recouvrir cette somme exigée par les partenaires financiers du Tchad.

Le gouvernement tchadien est en proie à une crise financière et économique qui frappe le pays depuis trois ans.

china.org

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