La chancelière allemande Angela Merkel a trouvé un accord entre son parti, la CDU, et les sociaux-démocrates du SPD pour négocier les termes d’un nouveau gouvernement de coalition.

Le feuilleton politique allemand est en passe de connaître un « happy end ». Du moins, pour la chancelière Angela Merkel. Elle a trouvé un accord avec les sociaux-démocrates du SPD  pour négocier la constitution d’un nouveau gouvernement de coalition au terme d’une nuit de pourparlers, vendredi 12 janvier. Depuis les résultats des élections générales de fin septembre, les Allemands ne savaient toujours pas à quoi ressemblerait leur futur gouvernement.

 

L’accord a été conclu entre les trois responsables des partis amenés, le cas échéant, à gouverner ensemble : la CDU (chrétiens démocrates) d’Angela Merkel, la SPD de Martin Schulz et les conservateurs bavarois de la CSU.

 

La situation semblait pourtant bloquée quelques heures encore avant ce dénouement. Les discusssions achoppaient sur les questions d’une éventuelle hausse de l’impôt pour les plus riches, d’une réforme du système de santé et d’une limite au nombre de refugiés que l’Allemagne peut accueillir par an.

 

Angela Merkel est apparue soulagée de cette percée dans les négociations. Elle s’est dit optimiste quant à la constitution d’un nouveau gouvernement qui devrait marquer « un nouveau départ » pour l’Europe.

 

Les deux principaux protagonistes de ce feuilleton – la chancelière et Martin Schulz – ont, d’ailleurs, insisté à plusieurs reprises sur l’importance pour l’Europe d’arriver à un accord. Ils ont tous les deux souligné que leur document constituait, en partie, une réponse de l’Allemagne aux propositions du président français Emmanuel Macron pour réformer l’Union européenne. Angela Merkel a fait d’un accord avec son homologue français sur la question européenne l’une des priorités du futur gouvernement.

 

Le gouvernement devra attendre

 

Mais le locataire de l’Élysée devra encore patienter un peu. Le compromis entre les responsables allemands ne garantit pas que la « grande coalition » (CDU-SPD) soit renouvelée.

 

Le SPD doit, le 21 janvier, donner son feu vert à l’équipe qui sera chargée de négocier, portefeuille par portefeuille, la composition d’un éventuel gouvernement d’union nationale.

 

Mais pour Angela Merkel, l’essentiel est sauf  : l’hypothèse de nouvelles élections générales, évoquée après l’échec des négociations avec les libéraux de la FDP et les écologistes de Die Grünen, s’éloigne.

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