Plus de 2 000 réfugiés burundais installés en République démocratique du Congo pourraient bientôt être laissés à leur propre sort, informe africanews.

Le Haut Commissariat des Réfugiés a menacé de cesser toute assistance à l’endroit de ces réfugiés, regroupés au camp de Kamanyola, si jamais ils ne se pliaient pas aux règles de l’agence humanitaire.

Le HCR leur reproche notamment leur refus de se faire identifier. Un noeud entre le HCR et ce groupe de réfugiés qui perdure depuis trois mois. Membres d’une “secte religieuse”, les réfugiés ont refusé de d’enregistrer leurs empreintes digitales, nécessaires à leur identification, pour des raisons réligieuses.

Depuis le 1er janvier 2018, le HCR a donc suspendu son aide alimentaire, et menace d’arrêter son approvisionnement en eau si ces demandeurs d’asile ne reconsidèrent pas leur position.

“On nous oblige à prendre nos empreintes digitales alors que notre croyance religieuse ne nous permet pas de le faire”, a expliqué Dionise Nyandwi, la porte-parole du groupe de réfugiés. Elle demande dès lors à l’agence onusienne, de même qu’autres agences humanitaires de recourir à d’autres options pour leur identification.

Pour rappel, depuis près de quatre ans, ces demandeurs d’asile burundais sont accueillis au camp de Kamanyola (Sud-Kivu, est de la République démocratique du Congo), à la frontière avec le Burundi.

Ils auraient fui les persécutions du régime burundais en 2012, qui a interdit les activités du groupe dirigé par une trentenaire, Eusébie Ngendakumana, dite “Zebiya”.

Baye Bacar NDAO

 

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