Le Premier ministre bissau-guinéen Umaro Sissoco Embala a présenté dans la soirée du vendredi 12 janvier sa démission au président de la République, José Mario Vaz, a-t-on appris de bonnes sources samedi 13 janvier.

Il a justifié sa démission par l’absence de conditions pour continuer à exercer ses fonctions.

La Guinée-Bissau est plongée dans une crise politique et institutionnelle sans précédent depuis plus de deux ans, à la suite du limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, qui appartiennent tous deux au Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, parti majoritaire au pouvoir).

Depuis lors, les institutions sont bloquées, le parlement ayant rejeté tous les Premiers ministres nommés par le président Vaz sans l’aval du PAIGC.

Depuis sa nomination à la Primature, le 16 novembre 2016, Umaro Sissoko Embalo n’a pu présenter son programme de gouvernement devant l’Assemblée nationale.

Le départ d’Embalo intervient au moment où le PAIGC exige la nomination de Augusto Olivais au poste de Premier ministre, selon la presse locale.

Il intervient surtout à quelques jours de la fin de l’ultimatum de 30 jours lancé par le dernier sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a menacé de sanction les membres de la classe politique bissau-guinéenne qui refuseraient d’appliquer l’accord adopté à Conakry, sous sa supervision, pour sortir le pays de l’impasse. Cet ultimatum expire le 16 janvier prochain.

L’Accord de Conakry, signé en 2016 sous la médiation de la CEDEAO, prévoit la nomination d’un Premier ministre consensuel et la création d’un gouvernement inclusif composé des partis ayant des sièges parlementaires.

VOnews

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