Pour le pousser à la démission, l’armée du Zimbabwe a brandi des menaces de lynchage à la “Kadhafi” contre l’ancien leader Robert Mugabe. Révélation faite par l’ancien porte-parole de Mugabe.

Les secrets sur la démission de Robert Mugabe à tête du Zimbabwe se révèlent peu à peu. Après le juteux plan de retraite dévoilé il y a quelques semaines, un autre pan de cet épisode inédit de la vie politique zimbabwéenne vient d‘être mis au grand jour.

Après quelques jours de résistance du vieux leader qui refusait de céder aux pressions de l’armée, cette dernière a dû employer la manière forte… du moins de façon diplomatique. En effet, selon George Charamba, ancien porte-parole de Robert Mugabe, au plus fort de l’intervention militaire, les généraux de l’armée ont fait parvenir un message “effrayant” au dernier carré de l’ancien président, demandant de lui faire prendre conscience de “la gravité de la situation”.

Dans cette note, assure George Charamba, “il y avait la possibilité d’un scénario libyen où le président aurait été traîné hors de sa résidence et lynché”, confie l’ancien porte-voix de Mugabe au quotidien privé le Daily News.

Alors que les manifestations populaires commençaient à prendre de l’ampleur, l’armée a prévenu qu’il lui serait impossible “de braquer ses armes contre des civils qui marchent pour exiger la démission du président et qui menacent de répandre son sang”, a ajouté M. Charamba.

Finalement, ce scénario a été évité. Le mardi 21 novembre 2017, Robert Mugabe a rendu sa démission après 37 ans de règne, assurant même qu’il l’avait décidé “volontairement”. En prime, l’assurance d’une immunité, un logement, une flotte de voitures, des voyages en avion privé, une vingtaine de salariés.

Africanews

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