Alors que le pape François poursuit sa tournée en Amérique latine et doit se rendre en territoire Mapuche, plusieurs attaques ont notamment visé des églises, tôt ce mercredi 17 janvier.
Les attaques ont eu lieu à l’aube dans la région méridionale de l’Araucania (Sud), où était attendu le pape François ce mercredi. Des assaillants non identifiés ont utilisé des engins incendiaires pour s’en prendre à plusieurs églises. Ils ont également tendu une embuscade à des policiers et ont visé trois hélicoptères d’entreprises forestières.
Selon le directeur de la police chilienne, Bruno Villalobos, ces attaques avaient pour but de « provoquer du désordre » à l’occasion de la visite papale. Trois églises avaient déjà été incendiées mardi dans la même région et cinq autres ces derniers jours dans la capitale.
La visite du souverain pontife en territoire Mapuche intervient alors que les tensions se multiplient avec ces indigènes chiliens qui revendiquent leurs terres ancestrales. Les attaques perpétrées ces derniers jours sont attribuées à une minorité radicalisée.
Des violences immédiatement condamnées par le pape François. « On ne peut demander la reconnaissance en détruisant l’autre, car la seule chose que cela éveille, c’est davantage de violence et de division. La violence appelle la violence, la destruction augmente la fracture et la séparation », a réagi le souverain pontife lors d’une messe sur la base aérienne de Maquehue, l’un des principaux centres de détention de la région dans les années 1970, sous la dictature d’Augusto Pinochet.
Avec AFP

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