Suite aux assassinats de coupeurs de bois en Casamance et aux appels des défenseurs de l’environnement, le président sénégalais Macky Sall a demandé lors du Conseil des ministres la suspension de toutes les autorisations de coupe du bois dans le pays. Une première victoire pour ceux qui tentent de sauver les forêts du sud du pays.

En interdisant toutes les autorisations de coupe du bois sur l’ensemble du territoire, Macky Sall tape du poing sur la table. Car il s’attaque directement à la filière légale, qui commerce le bois. Une filière accusée récemment par le collectif des cadres casamnaçais d’agir comme une véritable mafia.

Pour le défenseur de l’environnent et ancien ministre Haïdar El Ali, joint en Casamance où il réside, c’est une décision très importante : « C’est une première et grande victoire pour tous les défenseurs de l’environnement. L’environnement est une richesse pour nous d’abord, pour notre économie, pour notre développement. Nous ne devons pas laisser des individus le piller comme cela ».

Sans viser directement les trafiquants de bois, le chef de l’Etat demande aussi aux forces de sécurité d’engager tous les moyens pour neutraliser durablement les bandes armées. Et également de réformer le code forestier.

Pour Haïdar El Ali, les sanctions pour ceux qui trafiquent les bois ne sont pas assez sévères : « Il faut revoir les textes de loi, il faut rendre pénale la coupe illicite du bois. Quand on arrête un trafiquant, il peut payer une amende et après il circule avec son bois. C’est tout cela qu’il faut dénoncer. Quand tu coupes un bois, il faut aller en prison ».

La réforme du code forestier sera en tout cas complexe, tant les pressions sont fortes. Comme d’autres trafics, les arbres des forêts du sud du Sénégal sont en effet une manne qui attirent toutes les convoitises.

avec rfi

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