Dans une interview publiée vendredi par le Financial Times, le nouveau président zimbabwéen a assuré vouloir la présence d’observateurs étrangers lors des scrutins présidentiel et législatif qui doivent se tenir dans son pays en 2018.

“Nous voulons des élections crédibles” a notamment déclaré le président Mnangagwa qui dit vouloir rompre avec les pratiques de son prédécesseur Robert Mugabe.

En visite au Mozambique jeudi dans le cadre d’une tournée régionale, Emmerson Mnangagwa qui a déjà été investi candidat de la Zanu-PF pour la présidentielle de 2018, avait annoncé que des élections seraient organisées au Zimbabwe “dans quatre à cinq mois”.

Le président zimbabwéen a aussi jugé que le Brexit représentait une opportunité pour son pays. “C’est une bonne chose parce qu’ils (les Britanniques) vont avoir besoin de nous”, a-t-il estimé dans le quotidien britannique des affaires, avant d’ajouter qu’il souhaitait développer la relation avec le Royaume-Uni afin que les Britanniques “puissent retrouver avec le Zimbabwe ce qu’ils ont perdu avec le Brexit”.

Emmerson Mnangagwa a succédé fin novembre au président Robert Mugabe, contraint de démissionner sous la pression de l’armée, de la rue et de son parti (Zanu-PF), après trente-sept ans au pouvoir.

Une certaine opinion doute cependant de sa réelle volonté de mener des élections transparentes et pacifiques. Comme principal argument, elle brandit le fait qu’il ait été l’un des exécuteurs de la répression ordonnée pendant l‘ère Mugabe.

 avec Afp

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