Depuis près de 40 ans, les supportrices sont privées d’accès aux stades de football en Iran. Jeudi 1er mars, les femmes, une fois encore, sont restées derrière les grilles de l’enceinte, lors du traditionnel derby footballistique de la capitale entre Esteghlal et Persépolis.
Sous le regard de près de 100 000 supporters exclusivement masculins. Les femmes, une fois encore, sont restées derrière les grilles de l’enceinte. Certaines, plus vindicatives, ont même été interpellées par les forces de l’ordre. Sauf que jeudi, dans les travées du stade, la Fédération iranienne de football (FFIRI) recevait un invité de marque : le président de la Fifa, Gianni Infantino.
Le mouvement OpenStadiums, né en 2005 en Iran et aujourd’hui porte-étendard de la lutte pour que les supportrices puissent assister aux événements sportifs, n’a pas manqué d’interpeller l’instance du foot mondial : « Comment le président d’une institution sportive internationale qui revendique le respect des Droits de l’homme peut-il assister à un match duquel les femmes sont totalement bannies ? Cela ne va-t-il pas à l’encontre de vos propres lois, M. Infantino ? »
En réponse, Gianni Infantino a assuré qu’il avait obtenu des autorités une avancée significative. « Il m’a été promis que les femmes iraniennes auraient bientôt accès aux stades », s’est-il félicité auprès des médias à son retour à Zurich, à l’occasion d’une conférence de la Fifa sur l’équité. Une affirmation développée ensuite dans une lettre ouverte adressée aux responsables de la campagne OpenStadium.

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