En Ethiopie où il se trouvait ce vendredi, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères a rappelé la nécessité d’accorder plus de représentativité à l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU, principale instance de décision dans le monde.

Au cours d’une conférence de presse qu’il tenait avec le chef de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, à Addis-Abeba, M. Lavrov a estimé que renforcer le poids des régions du monde en développement, y compris l’Afrique, dans le Conseil de sécurité était une “priorité”.

Alors que les tournées des chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et américaine Rex Tillerson en Afrique se chevauchent ces derniers jours, le continent est devenu le terrain d’une bataille diplomatique qui a donné lieu à diverses annonces.

“La Russie a soutenu de manière persistante l’avis qu’une réforme du Conseil de sécurité est nécessaire”, mais cette réforme n’est nécessaire que “si le projet d’ensemble prend également en compte la question de la représentativité de l’Afrique”, a-t-il fait remarquer.

Cette question a également animé les débats sur le continent ces dernières années. Lors du sommet Afrique – France de 2017 à Bamako, la capitale malienne, les chefs d’Etat africains avaient exigé une révision de la Charte des Nations Unies devant permettre d’octroyer à l’Afrique deux sièges de membres permanents avec droit de veto et deux autres de membres non-permanent. Jusque-là, une requête restée sans effet.

Pourtant, selon les dirigeants africains, cette réforme devrait non seulement réparer une injustice vieille de 70 ans dont est victime l’Afrique, mais également assurer au continent dans lequel vivent plus d’un milliard de personnes, d’avoir son mot à dire dans la résolution des conflits à travers le monde.

avec africanews

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