Israël: la justice suspend un plan d'expulsion de milliers d'Africains

L’avenir du gouvernement israélien demeure incertain, car l’exécutif traverse une crise sur la question du service militaire des ultra-orthodoxes. Dimanche 11 mars, un des partis religieux avait rejeté le compromis proposé et la perspective d’élections anticipées semblait se dessiner. Mais ce lundi 12, un comité gouvernemental a adopté une proposition de loi débattue ces derniers jours. Pour autant, la crise politique n’est pas terminée.
Le texte doit désormais être approuvé par la Knesset, le parlement israélien, et l’attitude d’un des partis de la coalition durant ce débat est toujours incertaine.
Le compromis trouvé par le Premier ministre avec les partis religieux porte sur l’approbation d’une proposition de loi prolongeant l’exemption de service militaire dont bénéficient la majorité des étudiants des écoles talmudiques. Mais il fixe également des objectifs de conscription d’ultra-orthodoxes. Selon l’accord, le texte doit être adopté en première lecture cette semaine et son approbation finale, prévue pour les prochains mois, serait soumise à l’accord du procureur général et du ministre de la Défense.
La coalition pourrait en sortir fragilisée
Mais les deux hommes ont exprimé leurs réserves sur le sujet. Le procureur général réclame des amendements et le ministre de la Défense exige que le texte soit validé par le comité qu’il a formé au sein de son ministère sur cette question.
Sans le soutien de son parti, la coalition n’aurait alors plus qu’une voix de majorité à la Knesset. Ce compromis reste donc très fragile. Mais son adoption en première lecture permettrait à l’exécutif de reporter les débats de quelques semaines… et ainsi de gagner du temps.

Un premier débat en assemblée plénière autour de ce texte devrait avoir lieu dès lundi 12 mars après-midi.

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