En Guinée, un accord a été signé dans la soirée mardi 13 mars entre le syndicat des enseignants et les autorités. « La grève est suspendue », a déclaré le leader des grévistes, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, se félicitant d’avoir eu gain de cause sur « quatre revendications » essentielles.
Selon le texte de l’accord lu par l’inspecteur général du Travail, Alya Camara, les enseignants obtiennent l’application d’une augmentation des salaires de 40% décidée en 2017. Après une hausse de 10% payée en février, les 30% restants seront effectifs fin mars, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018, selon le texte.
En grève depuis un mois parce qu’ils exigeaient des revalorisations de salaire, les enseignants ont accueilli avec ferveur cet accord et ont suspendu leur mouvement tout de suite après la signature. Il faut rappeler que les tensions sociales s’élevaient depuis plusieurs jours dans la capitale. Lundi et mardi dans la journée, des barricades de jeunes écoliers en colère ou de parents d’élèves étaient érigées et paralysaient la ville.
En outre, les parties ont décidé d’ouvrir des négociations du 2 au 25 mai « sur un salaire de base de tous les enseignants de huit millions de francs guinéens (717 euros).
Par ailleurs, « nul ne sera sanctionné pour fait de grève », tandis que M. Soumah, en dissidence du SLECG, a personnellement obtenu la « levée de la suspension » de son salaire et le paiement de ses arriérés.

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