C’est une réplique du séisme politique qui a frappé la Slovaquie après l’assassinat, en février, du journaliste Jan Kuciak : après le ministre de l’Intérieur, le 12 mars, c’est le Premier ministre, Robert Fico, qui a présenté sa démission mercredi 14 mars.

Depuis la mort de Jan Kuciak, qui avait enquêté sur la corruption et des liens présumés entre des hommes politiques slovaques et des hommes d’affaires italiens soupçonnés d’être liés à la mafia calabraise, l’opposition réclamait la chute de Robert Fico. « Si le président (Andrej Kiska) l’accepte, je suis prêt à démissionner demain », a offert ce dernier.

Le sacrifice du ministre de l’Intérieur, Robert Kalinak, n’aura donc pas suffi à régler la crise politique régnant dans ce petit pays des Balkans. « Je crois que par ce geste, je contribuerai à la stabilisation de la situation en Slovaquie », avait pourtant souhaité, en vain, Robert Kalinak, lundi.

62 % des Slovaques en faveur de sa démission

Plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient manifesté le 9 mars pour protester contre la corruption et demander le départ de Robert Fico. Et un récent sondage réalisé par l’institut Focus indiquait que 62 % des Slovaques se prononçaient pour la démission du Premier ministre, contre 13 % qui estimaient qu’il devrait rester en place.

Selon Robert Fico, le pays risque toutefois de « plonger dans le chaos, si les hommes de l’opposition actuelle prennent le pouvoir ». Il souhaite éviter des élections anticipées et a posé comme condition à sa démission, selon Reuters, que le président accepte de confier au Smer, sa formation politique, le soin de choisir le prochain chef du gouvernement.

D’après le quotidien Sme, le vice-Premier ministre Peter Pellegrini, 42 ans, pourrait ainsi être candidat du parti Smer à la succession de Robert Fico à la tête du gouvernement.

Avec AFP et Reuters

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