La Maurice, reconnue pour sa stabilité démocratique, lancée dans une crise politique qui pourrait aboutir à la destitution de la présidente. Cette dernière refuse de démissionner face au scandale financier.

Guerre de communication entre la cheffe de l’Etat de la Maurice Ameenah Gurib-Fakim et son Premier ministre Pravind Jugnauth. Vendredi dernier, ce dernier avait officiellement annoncé que la présidente, empêtrée dans un scandale financier, avait accepté de démissionner. Une version que la principale concernée dément.

“N’ayant rien à se reprocher et pouvant apporter des preuves corroborantes, son Excellence Mme Ameenah Gurib-Fakim rejette toute perspective de démission”, a contre-attaqué, ce mercredi, la présidence mauricienne dans un communiqué qui a également fait savoir qu’elle était “prête à intenter une action en justice pour se défendre contre les accusations calomnieuses qui la visent”.

Ameenah Gurib-Fakim, 58 ans et seule femme cheffe d’Etat en Afrique, est accusée d’avoir utilisé à des fins personnelles une carte bancaire destinée à faire la promotion d’un programme de bourses pour les étudiants démunis.

Ce scandale financier mis en orbite par le quotidien mauricien l’Express il y a une dizaine de jours révèle que le montant de ces dépenses (bijoux, chaussures de marque, etc), s‘élève à au moins 25.000 euros. Mme Gurib-Fakim a reconnu les faits, mais a affirmé avoir remboursé l’argent utilisé à titre personnel en mars 2017.

Une somme confirmée dans le communiqué de mercredi qui précise toutefois que la présidente a utilisé la carte “par inadvertance” et qu’“elle en a elle-même immédiatement informé le PEI et demandé un relevé détaillé.

Elle a rigoureusement et aussitôt remboursé par virement bancaire ces dépenses spécifiques, mais aussi toutes les autres dépenses engagées par le PEI pour sa mission”. Sur son site internet, le PEI a confirmé avoir été remboursé en intégralité.

Baye Bacar NDAO

 

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