François Hollande sort de son silence sur le dossier syrien. Comme le Parisien l’annonçait, l’ancien chef de l’Etat lance un appel pour imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Ghouta et d’Afrine. Dans une interview au Monde, il dénonce l’offensive turque contre les Kurdes d’Afrine et l’opération du régime syrien contre l’enclave rebelle de la Ghouta. Il s’en prend surtout fortement à la Russie.

« Les bombardements, une situation inadmissible ». « Je n’oublie pas ce que les Kurdes ont pu faire en un moment extrêmement difficile pour permettre à la coalition de chasser Daech de Rakka et au-delà », rappelle l’ancien président. L’aviation turque bombarde jour après jour la région d’Afrine depuis le lancement de l’opération Rameau d’Olivier. Dans le même temps, il dénonce ce qui se passe à la Ghouta, où les civils paient lourdement l’offensive de Bachar al-Assad. Selon François Hollande, le président syrien « n’hésite pas à continuer à recourir » à des armes chimiques. « Même s’il le fait de façon plus discrète et donc plus pernicieuse encore », estime-t-il en montrant du doigt Moscou, allié du régime syrien. « La Russie est toujours là pour empêcher que des résolutions soient votées au Conseil de sécurité, ou faire en sorte qu’elles demeurent lettre morte », lâche-t-il.

Interdire les vols. « Les bombardements délibérés des populations civiles, de quelque nature qu’ils soient, créent une situation humanitaire mais aussi politique inadmissible », insiste l’ancien chef de l’Etat en jugeant « impératif d’affirmer que ces territoires ne peuvent plus être survolés ».

Selon François Hollande, Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan « se sont mis d’accord pour un partage de la Syrie ». « Ce n’est pas une coïncidence si ces deux épreuves de la Ghouta et d’Afrine se déroulent au même moment, explique-t-il. La (…)

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