L’agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) vient d’augmenter ses prévisions de croissance du PIB de l’Afrique du Sud à 2% pour 2018, contre une première prévision qui tablait sur 1%. De 1,7%, S&P a également révisé ses prévisions pour 2019 à 2,1%.

Une révision due selon S&P à un retour de confiance des investisseurs locaux et étrangers suite à « l’éviction » de l’ancien président Jacob Zuma et son remplacement par le nouveau homme fort du pays, Cyril Ramaphosa, et aux annonces politiques qui en découlent. S’y ajoute que l’économie sud-africaine a terminé l’année 2017 sur une note positive, la croissance trimestrielle annualisée est passé à 3,1% au quatrième trimestre.

« Une reprise mondiale continue de stimuler la demande à la fois pour les produits de base et les produits manufacturés, tandis que l’amélioration du sentiment des investisseurs s’est traduite par un rand plus fort, une inflation plus faible et des rendements obligataires plus faibles » note un communiqué de l’agence paru ce mardi.

La révision des perspectives de croissance du pays offre ainsi une marge à la Banque centrale afin d’assouplir la politique monétaire.

Pour S&P, par ailleurs, la croissance du PIB d’un peu plus de 2%, soit 0,5% par habitant, est très faible pour un pays au niveau de revenus comme l’Afrique du Sud, et insuffisante pour réduire durablement ses taux de chômage très élevés.

L’agence considère d’ailleurs le pays comme l’un des cinq marchés émergents les plus fragiles qui seraient les plus vulnérables à la normalisation des conditions monétaires dans les économies avancées.

Baye Bacar NDAO 

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