Des dizaines de « terroristes » ont également été neutralisées par les forces de défense, a appris Koaci qui cite une source officielle.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi à Yaoundé, Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais, indique qu’une vingtaine d’otages, dont 12 touristes européens, ont été libérés par l’armée camerounaise, après des combats avec des hommes de la branche armée des mouvements sécessionnistes qualifiés de « terroristes » par le régime.

« Les touristes suisses (7) et italiens (5) libérés, ont été enlevés lundi à Nguti dans le Sud-ouest. Les renseignements fournis par les autorités traditionnelles, ont permis une réaction rapide des forces de défense, qui a abouti à leur libération », a déclaré Issa Tchiroma Bakary en conférence de presse ce mardi soir.

Les autorités n’ont pas donné davantage de détails lors de la présentation officielle à la presse, des touristes prétendument enlevés.

Selon nos informations, les 12 touristes européens séjournaient dans la région du Sud-ouest, secouée par la crise anglophone et dont certaines localités, sont des épicentres d’affrontements violents entre séparatistes qualifiés de « terroristes » par Yaoundé et l’armée.

Depuis novembre 2016, les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, sont secouées par des revendications.

Corporatistes au départ, les revendications ont pris la coloration socio politique et identitaire, avec un pic de violences au lendemain de la déclaration symbolique d’indépendance le 1er octobre 2017.

Les violences dans ces deux régions du Cameroun, ont fait plusieurs centaines de morts du côté des séparatistes et une trentaine de victimes dans les rangs des forces de défense et de sécurité.

Les séparatistes exigent l’indépendance des deux régions anglophones et la libération des leaders indépendantistes.

Le 11 février dernier, les séparatistes ont enlevés le sous-préfet de Batibo.

Dans un récent rapport, le Hcr a indiqué qu’au moins 20 mille camerounais, qui fuient les violences dans leurs localités, étaient réfugiés au Nigeria.

Baye Bacar NDAO

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