La police gambienne a fait savoir ce mardi qu’elle a mis aux arrêts trois individus. Les trois hommes, dont les noms n’ont pas été révélés, se sont fait ‘‘serrer’‘ suite au meurtre d’un membre d’un comité de protection de la forêt casamançaise, au Sénégal.

La police gambienne a arrêté trois Gambiens “à la suite de la mort d’un garde sénégalais de la forêt”, sur lequel elle a ouvert une enquête, a fait savoir le porte-parole (de la police gambienne), David Kujabie.

La date de l’arrestation des trois individus n’a pas été communiquée par la police, mais David Kujabie a ajouté que “les trois hommes sont actuellement détenus au poste de police de Bansang”. Ce poste est situé dans le centre de la Gambie, non loin de la zone où le corps de la victime a été retrouvé.

D’après les témoignages des proches de Moustapha Guèye (la victime) et de la police, le drame est survenu lors d’une rixe entre le garde sénégalais en patrouille et des individus venus couper illégalement du bois dans la forêt.

Le bois, éternelle source de violences en Casamance

L’on se souvient d’ailleurs de la mort tragique de 14 hommes le 6 janvier dernier dans des circonstances similaires. Sauf que dans ce cas précis, les victimes (qui avaient été exécutées à l’arme à feu) étaient allées chercher du bois dans la forêt de Bayotte, toujourts en Casamance, non loin, de la frontière avec la Guinée Bissau. Depuis, 24 suspects sont en détention préventive. Parmi eux, un journaliste.

La justice pense que le massacre de janvier a été orchectré, puis mis à exécution par des vilageaois, aidés par la rébellion indépendantiste qui sévit en Casamance depuis 1982.

Moustapha Guèye, le garde forestier tué par les trois individus, était membre du comité local de surveillance de la forêt de Niaming, une commune sénégalaise proche de la Gambie.

En Casamance (sud), le bois cristallise toutes les attentions et titille les convoitises dans la seule région véritablement boisée du pays, le Sénégal étant un pays semi-désertique. Le trafic de bois, qui se fait souvent par le canal de la Gambie, est une source de violences et de conflits armées, dans une Casamance agricole et touristique où la pauvreté constitue un levier tout trouvé pour les trafiquants de bois

avec africanews

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