« Alors que Facebook ne fait que se développer, je crains qu’il n’ait pas gagné en maturité », lance à Mark Zuckerberg un représentant républicain partisan d’une régulation du réseau social.

Pour sa deuxième journée d’audition, pendant cinq heures devant une commission à la Chambre des représentants, le fondateur de Facebook a fait face à des questions plus pointues et dérangeantes que la veille au Sénat.

Lorsqu’un représentant lui demande par exemple si Facebook ne devrait pas demander l’accord des utilisateurs pour recueillir leurs données destinées au ciblage publicitaire, « c’est un sujet complexe », esquive Marc Zuckerberg. « Décevant », commente l’élu.

Quand un autre parlementaire évoque les « shadow profile », c’est-à-dire les comptes fantômes destinés à collecter des données de personnes désinscrites ou qui ne sont même jamais inscrites sur Facebook, « je ne suis pas familier avec ce sujet », répond Marc Zuckerberg.

Le patron de Facebook confirme pour autant collecter les données de personnes non inscrites au nom, dit-il, « de raisons de sécurité ».

« Mon équipe reviendra vers vous », a souvent répété Mark Zuckerberg, évasif, mal à l’aise, face aux assauts des parlementaires américains. « Pour un PDG, vous ne connaissez pas certains éléments-clés », s’étonne une élue.

Empêtré dans les scandales de l’ingérence russe et de Cambridge Analytica, le milliardaire de 33 ans a cependant lui-même jugé « inévitable » une régulation de Facebook par le législateur américain.

avec rfi

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