L’Algérie tente de mettre un nom sur les corps des 257 victimes de la catastrophe aérienne de mercredi. L’idée après cette étape est de pouvoir retourner chaque corps à la famille concernée, apprend-on.

Le chef d‘état-major de l’armée, le général Ahmed Gaid Salah, a donné des instructions pour accélérer le processus d’identification qui a débuté ce jeudi à l’hôpital militaire Aïn Naâdja d’Alger.

Mais la tâche est rendue difficile par le fait que plusieurs des victimes ont été carbonisées durant l’accident. L’Institut national de criminalistique et criminologie (INCC) de la Gendarmerie nationale est chargé des victimes dont l’identification nécessite des analyses ADN, a confié un médecin militaire à l’AFP.

Ahmed Gaid Salah a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête, même si aucune information n’a pour l’heure été communiquée. On ignore en effet si la boite noire de l’avion a été retirée de l‘épave, combien de personnes avaient embarqué dans l’appareil ou encore s’il y a d‘éventuels survivants.

L’Algérie continue de porter le deuil de ce drame, le dernier en date d’une série noire dans le secteur de l’aviation militaire dans le pays.

Des minutes de silence ont été observées jeudi dans certaines administrations ou institutions et plusieurs grandes entreprises ont publié des encarts dans la presse pour présenter leurs condoléances aux familles des victimes. De nombreux événements culturels ou festifs ont par ailleurs été supprimés.

Pour mémoire, un deuil national de trois jours a été décrété mercredi en mémoire des victimes.

Baye Bacar NDAO

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