Emily Thornberry, la ministre britannique des Affaires étrangères, estime que la Première ministre Theresa May devrait s’excuser auprès des dirigeants du Commonwealth pour les échecs passés du gouvernement britannique.

À moins d’une semaine du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres du Commonwealth, la Première ministre Theresa May prise sous le feu des critiques. Sa cheffe de la diplomatie Emily Thornberry exige le répenti du Royaume-Uni auprès de ses anciennes colonies.

Par cette levée de boucliers, c’est la politique internationale des années Margaret Tchatcher qu’Emily Thornberry pointe du doigt. Entre autres griefs, elle évoque le soutien du Royaume-Uni au régime de l’Apartheid en Afrique du Sud.

Je voudrais qu’elle commence par dire désolé aux autres chefs de gouvernement non seulement pour le tort causé aux Chagos Insulaires, mais pour les actions de Margaret Thatcher dans les années 1980

“À l‘époque, il n‘était rien de moins que notre devoir de prendre part à une action collective contre l’Afrique du Sud, et de tenir compte des appels pressants de nos partenaires du Commonwealth pour l’imposition de sanctions unifiées. Mais au lieu de cela, le gouvernement Thatcher les a ignorées”, écrit la ministre dans une tribune pour le magazine House.

En 2006, l’ancien Premier ministre conservateur David Cameron avait présenté des excuses à l’icône anti-apartheid Nelson Mandela au nom de son parti. Une démarche salutaire certes, mais insuffisante pour la ministre travailliste Emily Thornberry qui exige “des excuses au Commonwealth dans son ensemble – et même celles de Sa Majesté la Reine – pour avoir ignoré les efforts de tous les autres membres il y a 30 ans pour mettre un terme à l’apartheid.”

Le même esprit préside à sa conception sur le dossier de l’archipel des Chagos. Mme. Thornberry estime que le sommet des Chefs d’Etat devrait servir de prétexte à la Première ministre Theresa May pour réparer le tort subi par les Chagossiens.

“Je voudrais qu’elle commence par dire pardon aux autres chefs de gouvernement non seulement pour le tort causé aux Chagos Insulaires, mais pour les actions de Margaret Thatcher dans les années 1980”, poursuit-elle.

L’année dernière, 33 pays du Commonwealth menés par l‘Île Maurice, ont voté en faveur du renvoi de la Grande-Bretagne devant la Cour internationale de justice au sujet des Îles Chagos, notamment de son principal atoll Diego Garcia.

Colonie britannique revendiquée par Maurice, le territoire est une question litigieuse depuis des années, après la déportation en 1971 de ses populations indigènes vers les Seychelles et Maurice. Le Royaume-Uni venait de louer le territoire aux Etats-Unis pour l’installation d’une base militaire. Depuis, ces populations n’ont plus eu le droit d’y retourner.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here