Plusieurs localités camerounaises du Sud-ouest anglophone ont été hier, la cible d’attaques armées attribuées aux séparatistes. Le bilan provisoire fait état d’un mort dans les rangs de l’armée régulière.

Tirs de kalachnikov par ici, coup de mitrailleuse par là, des populations dans la panique, …. Mundongo, Buea et bien d’autres localités ont passé la journée d’hier dans une ambiance de quasi guerre suite à des attaques armées simultanées menées par des bandes armés soupçonnées appartenir aux groupes séparatistes anglophones. « Des bandes armées de l’ ‘‘Ambazonie‘’ (État non reconnu par Yaoundé) ont barricadé plusieurs routes de la région et quand des militaires sont descendus pour libérer les voies, ces terroristes se sont attaqués à nos forces », a indiqué à l’agence de presse Anadolou, Bernard Okalia Bilai, gouverneur de la région.

Si certains responsables ont fait état d’un mort au sein de l’armée régulière, toute la journée d’hier aucun bilan officiel n’a été rendu public.

Toutefois, ce sont les civils qui ont fait les frais de ces affrontements. « Des militaires vont de maison en maison et interpellent des jeunes gens soupçonnés d’appartenir à l’Ambazonia Defense Force (ADF– branche armée). Les personnes interpellées sont séquestrées, battues et leurs maisons incendiées », indique John Ngu, l’un des villageois tout en ajoutant que plusieurs villages ont été désertés ces dernières 24 heures.

Allégations balayées par le Colonel Didier Badjeck, porte-parole de l’armée qui a indiqué que « l’armée fait son travail avec professionnalisme et dans le respect des droits de l’homme ».

Au moins 40 militaires et plus de 500 civils ont été tués dans les régions anglophones depuis le déclenchement en fin 2016 de la crise dite anglophone, selon le Réseau de Défenseurs des Droits Humains de l’Afrique Centrale (REDHAC). En outre, d’après le haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) plus de 7000 personnes se seraient réfugiées dans l’Etat de Cross river au Nigeria. L’Agence nigériane de gestion des urgences (SEMA) évoque pour sa part le chiffre de 28 000.

avec africanews

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