Des dizaines de milliers de Catalans ont défilé, dimanche 15 avril, à Barcelone, six mois après les premières incarcérations de neuf figures de l’indépendantisme.

« Liberté pour les prisonniers politiques », craient les manifestants massés sur l’avenue Paralel, en soutien aux dirigeants indépendantistes placés en détention provisoire pour « sédition », « détournements de fonds » ou le délit contesté de « rébellion », passible de 30 ans de prison.
« Nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer la judiciarisation de la politique (…) et à dire qu’il faut donner une solution démocratique à ce conflit », ont clamé sur scène des acteurs catalans chargés de lire le manifeste des organisateurs, une plateforme d’associations et syndicats créée en mars pour « défendre les institutions catalanes » et « les droits et libertés fondamentales » des citoyens.

« Puigdemont, président »

Dans la région très partagée sur la question de l’indépendance, cette mobilisation a lieu dix jours après la remise en liberté de l’ancien président indépendantiste catalan Carles Puigdemont en Allemagne, où un tribunal a considéré que les charges pour « rébellion » n’étaient pas étayées.

Les anciens présidents d’associations indépendantistes Jordi Sanchez et Jordi Cuixart sont eux toujours en détention provisoire. Incarcérés avant la vaine proclamation d’une « République catalane » le 27 octobre, ils sont considérés comme des membres du noyau dur ayant piloté le processus avorté vers l’indépendance.

Élu député catalan alors qu’il était détenu, Jordi Sanchez a été proposé par deux fois comme candidat à la présidence régionale, mais le juge a refusé de le laisser sortir de prison pour être investi.

Il reste cinq semaines aux indépendantistes pour investir un candidat à la présidence catalane, faute de quoi de nouvelles élections régionales seront organisées en juillet.

Avec AFP

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