Au Burkina Faso, le suivi citoyen des politiques publiques pour lutter contre les dérives de la gouvernance, est l’option choisie par une quinzaine d’organisations de la société civile Burkinabé, apprend-on.

Après la chute du régime Compaoré en 2014, les organisations de la société civile se mobilisent depuis deux ans pour encourager les populations à demander des comptes au pouvoir dirigé par le président Roch Marc Christian Kabore, l’actuel chef d’Etat.

L’objectif du programme « présimètre » est d’aboutir au respect des engagements du président Kabore pendant la campagne et éviter une tentative de patrimonialisation du pouvoir.

Réunies pour un bilan à Bobo Dioulasso ; la plupart des organisations membres étaient en première ligne pour la lutte contre la modification de la constitution du président Compaoré en 2014.Toutes s’étaient coalisées pour surveiller les élections après sa chute.

Aujourd’hui elles travaillent pour la bonne gouvernance, chacune dans son domaine. Rasmane Zinaba et le balai citoyen par exemple font le tour du pays pour former les jeunes à suivre et à dénoncer les ratés des politiques publiques.

Les besoins de premières nécessités comme l’accès à l’eau potable, la santé, la sécurité et l’éducation sont inscrits en lettres d’or parmi leurs principales revendications.

Avec des nouveaux concepts de contrôle de l’action de l’Etat tel que le  » présimètre » initiative de Luther Yameogo directeur pays de l’ONG Diakonia, la société civile burkinabé a en tête de donner des outils à la population pour apprécier les promesses de campagne du président.

L’idée est d’obliger les politiques à rendre compte mais aussi de leur mettre la pression dans l’exécution de leur mission.

Baye Bacar NDAO

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here