Paul Biya 85 ans, dont 35 et 6 mois (ce 7 mai 2018), comme président du Cameroun, est donné en tête des sondages face aux multiples candidats de l’opposition, dans le cadre de la présidentielle prochaine, qui devrait se tenir entre le 14 septembre et le 14 octobre 2018.

Le sondage est réalisé par les chercheurs de l’institut Baromètre basé à Lille en France.

Les chercheurs disent avoir interrogé un échantillon représentatif de la société camerounaise, de 4154 individus (inscrits sur le fichier électoral ou en voie de l’être) soit 1768 à Douala et 2 386 à Yaoundé, les deux plus grandes métropoles camerounaises. 3 392 ont été retenus après épuration, soit 81,66%. Dont 67% d’hommes.

57 % des individus interrogés préfèrent Paul Biya comme président de la république, face à une opposition éclatée.

Le président sortant, est suivi de Cabral Libii (16%), Akere Muna, du mouvement NOW, dont la candidature est portée par une coalition de partis politiques regroupés au sein de Plateforme pour la Nouvelle République (5%), Maurice Kamto du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), (5%), Joshua Osih, candidat du principal parti de l’opposition, le Social Democratic Front (SDF), est crédité de 4% d’intentions de vote. Garga Haman, 2%.

6% des interviewés n’ont pas souhaité se prononcer. 24,6 % des interviewés, motivent leur choix par le potentiel du candidat à garantir la paix (15,9%), ses capacités à diriger (15,3%), son potentiel à impulser le changement (13,2%), sa sagesse et son intelligence (7,6 %).

Pour 5,8%, les choix sont également le fait de la résignation. Politiquement, Biya apparaît comme le candidat le plus à même de gérer le pays. Il est perçu comme un homme de paix, moins qu’un adepte du changement. L’arrivée de Joshua Osih du SDF, le candidat du plus grand parti de l’opposition, n’a pas encore opéré des miracles.

S’agissant de Kamto du MRC, très peu d’individus interviewés lui font confiance. Considéré comme le candidat des intellectuels, ils lui reprochent de s’entourer des militants qui véhiculent des thèses ethniques. Edith Kahbang Walla du CPP, bénéficie d’un bon score chez les femmes.

Akere Muna et Cabral Libii du mouvement « 11 millions de citoyens Rechercher 11 millions de citoyens », qui ont effectué le tour du pays, semblent avoir amélioré leur côte. Garga Haman (ADD) et Ndam Njoya de l’UDC, sont présentés comme des candidats ethniques.

« Les candidats de l’opposition, n’ont pas intérêt à éparpiller leurs voix », concluent les chercheurs.

 

Baye Bacar NDAO

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