Les États-Unis entendent reconsidérer leur aide au Soudan du sud si les progrès significatifs ne sont pas réalisés pour garantir la paix.

“Nous sommes profondément frustrés par le manque de progrès vers un accord de paix, et nous devons nous assurer que nos efforts communs reflètent l’urgence de la situation. Aujourd’hui, les Etats-Unis entameront un examen complet de leurs programmes d’assistance au Soudan du Sud”, peut-on lire dans un communiqué de la Maison Blanche rendu public hier.

Une sortie qui semble à la mesure des victimes humaines (près de 60 000) et surtout de la crise humanitaire née de la guerre civile qui s’est déclenchée en 2013 soit deux ans après l’indépendance, entre partisans de l’ancien vice-président Riek Machar (en exil) et la force publique fidèle au président Salva Kiir.

Mais, si le communiqué ne le dit pas clairement, le Soudan du sud fait partie des pays africains auxquels les Etats-Unis accordent une importance on ne peut plus particulière. Ainsi qu’en témoigne la tournée effectuée en ocobre dernier en Éthiopie au Soudan du Sud et en RDC par Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations-Unies.

La diplomate américaine n’a pas ménagé le régime de Salva Kiir. “Le moment est venu de reconnaître la dure réalité. Les dirigeants du Soudan du Sud ne font pas que laisser tomber leur peuple, ils le trahissent”, a déclaré Mme Haley lors d’une réunion du Conseil en janvier.

Déclaration qui n’avait pas plu à Juba. “Ce n’est pas l’affaire de Nikki Haley de dire que le président Kiir est incapable ou apte à diriger le Soudan du Sud. C’est l’affaire des Sud-Soudanais et ce sont eux qui décideront, mais pas Haley “, avait déclaré Ateny Wek Ateny, porte-parole de Kiir.

avec africanews

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