Persistante depuis quelques mois, l’information a fini par se confirmer : Zacharia Idriss Déby est le nouvel ambassadeur du Tchad aux Emirats arabes unis. Qui est-il ? Comment a-t-il pu gravir les échelons de la diplomatie tchadienne ? Portrait.

Quand son père, le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno décide de le positionner dans le giron de la gestion des affaires publiques, Zacharia Idriss Déby n’est encore qu’un jeune homme d‘à peine 25 ans. A cette époque, il venait de terminer trois années d’études en relations internationales à Tunis.

A 33 ans, c’est désormais à lui que reviendra la charge de gérer la diplomatie tchadienne auprès des Emirats arabes unis. Il a été nommé à ce poste le 4 avril 2018. Dans son parcours, pourtant, rien ne prédisait d’un tel itinéraire à part peut-être des études en relations internationales suivies à Tunis, la capitale tunisienne.

Après ces études, en effet, c’est à la direction de la compagnie aérienne Toumaï Air Tchad que Zacharia Idriss Déby est propulsé. Directeur de cette compagnie dans la tourmente, il est chargé d’un plan de redressement. L’aventure tourne court. En juillet 2012, l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) dresse un bilan pâle de la compagnie aérienne, désormais sommée de baisser rideau car ne pouvant plus assurer de vols.

Ce flop n’a pas freiné l’envol du jeune homme qui rebondit, quelques mois seulement avant la faillite de Toumaï Air Tchad, aux côtés de son père de président, notamment à la direction du cabinet civil où il occupe la fonction de directeur adjoint dès mai 2012.

Désormais directeur adjoint de l’institution, mais également Président d’honneur de la jeunesse du Mouvement patriotique du salut (MPS), Zacharia devient le premier enfant du président tchadien à toucher à la politique. Assez pour lui prédestiner un rôle de dauphin présidentiel ?

De l’oeil des observateurs, il est assez trop tôt pour le dire. En effet, dans un pays comme le Tchad dont l’histoire est jalonnée d’instabilités politiques, une bonne connaissance militaire serait un atout incontournable pour espérer occuper la plus haute fonction.

Pour l’heure, Zacharia Idriss Déby ne peut pas s’en prévaloir comme son frère Mahamat, nommé en 2013 commandant en second des Forces armées de son pays au Mali.

 

Baye Bacar NDAO Avec Africanews

 

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