Le ministre congolais de la Communication a démonté l’argumentaire de l‘Église catholique de son pays selon lequel il faudrait y tenir un véritable débat politique. À l’opposé, il appelle l’institution à aider le peuple congolais à surmonter la crise économique.

Une succession d’interrogations formulées par le ministre Thierry Moungalla, par ailleurs porte-parole du gouvernement en République du Congo, sur la radio RFI où il donnait ce vendredi la position de l’exécutif sur la sortie de l‘Église catholique.

Dans un communiqué au vitriol publié le 10 mai, un collège d’archevêques au Congo a notamment appelé le gouvernement à ouvrir l’espace politique, suggérant la tenue d’un dialogue politique. Une requête qu’arrive difficilement à comprendre le ministre de la Communication.

“Je ne vois pas l’objet contenu et les finalités d’un éventuel dialogue qui serait organisé pour régler une situation qui n’est pas une situation d’ordre politique, mais une situation d’ordre socio-économique”, a-t-il avancé dans son entretien à RFI.

Alors que l‘Église catholique congolaise continue de récuser la Constitution de 2015 qui a permis au président Denis Sassou N’Guesso d’obtenir un nouveau mandat, le gouvernement estime qu’il n’y a pas de parallèle à établir entre ce texte et la situation économique dans laquelle se débat le pays.

“Est-ce qu’avec l’ancienne Constitution, celle de 2002, on aurait pu enrayer la chute brutale des prix du baril de pétrole ? Je m’interroge sur la cohérence des évêques à ce sujet”, poursuit M. Moungalla.

De son point de vue, l‘Église s’arroge un droit – porter la voix de l’opposition – qui n’est pas le sien. Il l’encourage dans ce sens, “comme l’ensemble des cultes dans notre pays” à “faire que ce mauvais moment, douloureux pour la population, puisse passer avec le moins de dégâts sociaux possibles”, a-t-il ajouté, en référence à la crise économique.

La sortie du clergé congolais est intervenue au plus fort du procès de l’ancien chef d‘état-major de l’armée, Jean-Marie Michel Mokoko, accusé “d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat”. Ce vendredi, il a été reconnu coupable et condamné à 20 ans de prison.

avec africanews

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