Un nouveau crime contre les défenseurs de l’environnement a été perpétré sur le continent sud-américain. En Colombie, la Fédération internationale des droits humains (FIDH) annonce que deux militants, qui s’opposaient à la construction d’une centrale hyroélectrique, ont été assassinés au début du mois.

Le mercredi 2 mai à 11h00 du matin, Hugo Albeiro George Perez et son neveu sont abattus en pleine rue à Antioquia. Dans cette même ville, six jours plus tard, Luis Alberto Torres Montoya et son frère sont eux aussi assassinés.

Les deux militants étaient membres de l’association Rios Vivos Antioquia (Rivières vivantes d’Antioquia), qui s’oppose au projet de centrale hydro-électrique Hidroituango. Si ce projet va à son terme, cette gigantesque centrale fournirait 17% des besoins en énergie de Colombie et deviendrait la plus importante du pays.

Les travaux de construction entamés en 2010 devraient s’achever cette année. Mais l’association dénonce les impacts néfastes d’un tel projet sur la santé et l’environnement, mais aussi les expulsions forcées, sans compensations, des habitants de la région.

Depuis leur mobilisation contre la centrale, les membres de Rios Vivos Antioquia font l’objet de « menaces collectives et indivuelles, et d’attaques à l’explosif » selon l’association, qui souligne que deux autres défenseurs de l’environnement ont été tués depuis le début des travaux.

Les violences envers les militants de diverses associations s’intensifient en Colombie ces dernières années. Depuis janvier 2016, près de 200 défenseurs des droits humains ont été tués dans le pays.

avec rfi

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