Au Caire, des dizaines de personnes ont fait part de leur désaccord contre l’augmentation du prix du ticket de métro. Des mouvements de protestations ont opposé les forces de sécurité aux passagers du Caire samedi matin. Les passagers du métro entendaient protester contre une augmentation de 300% du prix du ticket, pour les tronçons les plus longs, un an après que le ticket a déjà doublé.

A l’arrêt de métro Dokki, les passagers forment de longues files d’attente pour acheter les nouveaux tickets de 3, 5 ou 7 livres en fonction du nombre de stations parcourues.

Auparavant, le sésame pour voyager en évitant les terribles bouchons du Caire coûtait 2 livres, soit 5 centimes d’euros. L’augmentation provoque donc un vent de colère chez les passagers.

Salah Mohamed est étudiant, il emprunte le métro tous les jours. « L’augmentation est beaucoup trop forte, ce n’est pas une entreprise privée, si le gouvernement a construit métro ce n’est pas fait pour faire du profit, c’est pour aider les gens, je crois qu’ils veulent gagner de l’argent maintenant, c’est ce que je pense », dit-il.

Dans la journée, des passagers en colère ont décidé de passer les portiques sans acheter de billet en signe de protestation. Au moins 10 personnes ont été arrêtées après des heurts avec les forces de police.

Un mouvement que Hany, père de famille, comprend et soutient : « Ecoutez, pour mes trajets quotidiens je dépense 10 livres tous les jours. Si j’ai 4 ou 5 enfants qui vont et qui reviennent de l’école en métro, combien je vais payer ? Combien ? C’est beaucoup trop. »

Le salaire minimum en Egypte est de 1 200 livres par mois, environ 60 euros. La compagnie du métro du Caire encourage les passagers à opter pour des forfaits mensuels et bénéficier ainsi de réductions.

Les autorités avaient fait part depuis de longues semaines de leur volonté d’augmenter le prix du ticket pour combler la dette d’une entreprise publique largement déficitaire (34 millions de dollars selon la compagnie de métro du Caire).

L’Egypte a pris ces dernières années de nombreuses mesures d’austérité économique en échange d’un prêt de 12 milliards de dollars accordé par le FMI. Après la coupe des subventions et la dévaluation de la livre, le coût de la vie a explosé.

avec rfi

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