Quelque 100 personnes ont été kidnappées sur une route au nord du Nigeria rapportent des responsables, des témoins et des proches des personnes enlevées. Un enlevement de masse symptomatique d’une fragilité sécuritaire au Nigeria.

Un kidnapping à couper le souffle en raison de son caractère spectaculaire. “Plus de 120 personnes ont été kidnappées entre vendredi et aujourd’hui, mardi, sur la route Birnin Gwari-Kaduna”, a déclaré Surajo Usman, du Syndicat national des travailleurs du transport routier du Nigeria, qui a lui-même échappé à un enlèvement.

Birnin Gwari, dans l‘état de Kaduna au nord, est tristement célèbre pour l’insécurité qui y prévaut en raison de denses forêts servant de repaires ou de base-arrières à des bandits qui défient au quotidien les forces de sécurité. Plus tôt ce mois-ci, au moins 45 personnes sont mortes dans une attaque contre un village de la région. Dans certains cas, ils ont volé le bétail et tué les agents de sécurité envoyés pour traiter avec eux.

Buhari toujours attendu au pied du mur

Ces Desperados s’en prennent à des membres d’ONG. “Dimanche, notre cortège est tombé nez à nez sur groupe de personnes dont huit étaie,nt équipées de fusils d’assaut. Nos quatre véhicules ont été bloqués par les ravisseurs qui ont kidnappé environ 48 personnes”, a déclaré Yahaya Hussaini, membre d’une ONG.

Objectif ? Gagner de l’argent sur le dos de leurs victimes. Le cas d’Ibrahim Aliyu dont la fille a été récemment enlevée. “Ils m’ont contacté avec une demande de rançon de 5 millions de nairas (13 900 dollars)”, se souvient-il. “Où pouvais-je obtenir ce genre d’argent que je n’ai jamais vu ça dans ma vie ?”

Quant aux autorités à limage du commissaire de police de l‘État de Kaduna, Austin Iwar, elles appellent les populations à dénoncer ces attaques pour que des enquêtes soient menées afin les auteurs soient punis.

Et pourtant…. Le président Muhammadu Buhari qui veut briguer un second mandat en 2019 a été élu en 2015 en partie pour avoir promis de sécuriser le Nigeria. Et même retrouver la centaine de filles sur 270 enlevées par Boko Haram en 2014. Mais, aujourd’hui, son bilan sur le plan sécurtaire est sévéèrement critiqué par les opposants en raison de son « incapacité » à sécuriser le Nigeria.

avec africanews

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