Juan Branco, avocat français et expert indépendant est indésirable en Centrafrique. Il a été sommé de quitter le pays, ce mardi, sous la pression de la Mission des Nations unies présente dans le pays.
Juan Branco faisait partie du collège de trois avocats sollicités par la Mission multidimensionnelle des Nations unies en Centrafrique (Minusca) pour prêter main forte à la Cour pénale spéciale (CPS) sur les exactions commises dans le pays.
Arrivé il y a à peine une semaine dans le pays, la Minusca le menace de ne plus assurer sa protection s’il s’entêtait à rester sur le territoire, rapportent les sites Mariane et Deutsche Welle. Un billet d’avion sur Paris lui aurait été par ailleurs commandé, ajoutent les deux sites.
Tout porte à croire que des tweets de Juan Branco soient à l’origine de ce désaveu. Le 25 mai, en effet, sur son compte Twitter, l’avocat mettait clairement en cause les forces de la Minusca, affirmant que le 10 avril dernier, celles-ci “massacraient plus de 30 civils et en blessaient 100 autres sans aucune justification”.
“Faute de travail journalistique sérieux, un crime devient ‘incident’, et les civils massacrés, des cadavres à piétiner”, écrivait-il, dans une critique d’un article du journal Le Monde. “Ces corps de civils brisés par l’impunité et par la propagande dont [le journaliste] se fait le relais furent le surlendemain déposés dans des linceuls blancs aux pieds des casques bleus qui les avaient tués, par des milliers de manifestants réclamant dignité”, a-t-il poursuivi.

avec africanews

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