Alors que le Kenya est frappé par un vaste scandale de corruption au sommet, le chef de l’Etat envisage un batterie de réformes. Parmi elles, un détecteur de mensonge pour les fonctionnaires, apprend-on.

Ils font généralement parti du lexique juridique, dans le règlement des enquêtes de police, ou exceptionnellement de certains entretiens d’embauche aux Etats-Unis. Désormais, les tests de détecteur de mensonge feront aussi partie du quotidien des fonctionnaires kényans.

Ce vendredi, le chef de l’Etat du Kenya a exigé que tous les responsables des achats et de la comptabilité des agences gouvernementales se soumettent à des tests de détecteur de mensonge en vue d‘évaluer leur intégrité.

“Ceux qui échoueront au contrôle seront suspendus. Je m’attends à ce que cet exercice soit conclu avant le début du nouvel exercice (2018/2019)” censé débuter le 1er juillet, a insisté M. Kenyatta lors d’une cérémonie commémorative de l’autonomie interne du Kenya vis-à-vis de la Grande-Bretagne en 1963 qui a coïncidé avec l‘élection de son père Jomo Kenyatta comme Premier ministre.

Cette injonction du président kényan intervient alors qu’une cinquantaine de personnes sont suspectées d’avoir détourné près de 100 millions de dollars issus de Service national de la jeunesse, une agence publique qui forme des jeunes à des projets allant de la construction au contrôle du trafic.

Des dizaines de suspects sont toujours en liberté, tandis que 24 ont été arrêtés et ont plaidé non coupable devant le tribunal mardi.

Le scandale du NYS (acronyme en anglais) est un véritable test pour le président Kenyatta, accusé d‘être complaisant face à la corruption depuis son arrivée au pouvoir en 2013. Aucune condamnation de grande envergure n’a eu lieu depuis son entrée en fonction. Mais le dirigeant semble vouloir redéfinir les codes.

Baye Bacar NDAO

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