Réputé démocratie majeure du continent, le Sénégal pourrait sombrer dans les violences lors de la prochaine échéance. En tout cas, le Le directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre s’est dit « très inquiet » pour la présidentielle de février prochain.

« Nous sommes dans une situation inédite au Sénégal, relève Alioune Tine , expert indépendant des Nations unies pour les droits de l’homme au Mali. Inédite, parce que nous avons un processus électoral très mal parti marqué par une dissension qui est très forte ».

D’où la nécessité absolue, prône-t-il dans l’émission « Objection » sur Sud fm de ce dimanche 3 juin 2018, « de discuter de cette question et de faire des propositions très concrètes en dépit de la très forte déviance de l’opposition par rapport à toute proposition de dialogue. »

Et le droit-de-l’hommiste d’insister que les gens doivent aller au-delà des considérations partisanes, des enjeux politiques pour voir effectivement qu’il y a de réelles menaces au Sénégal aujourd’hui.

« De réelles menaces, avec ces élections qui risquent d’être des élections inédites, sans pareil, parce que l’horizon du processus est totalement brouillé. D’une manière ou d’une autre, il faut sortir de ce brouillard. C’est très important. »

Et Alioune Tine d’ajouter que « d’autres éléments avec l’accumulation des crises dans l’enseignement, des crises au sein du mouvement étudiant avec ce qui s’est passé récemment (les violences qui ont abouti à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène à l’Ugb). Et, ce n’est pas fini. »

D’autant qu’avertit Alioune Tine, « aujourd’hui, nous vivons une crise de la démocratie représentative qui est très profonde et globale ».

Baye Bacar NDAO

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