L’ancien Président nigérian, Olusegun Obasanjo, a annoncé que le gouvernement fédéral envisage de l’arrêter de sorte à le réduire au silence. L’accusation d’Obasanjo est rejetée à Lagos par le gouvernement qui parle d’une allégation, apprend-on.

Pour alerter l’opinion sur le supposé plan qui se tramerait contre sa personne, Kehinde Akinyemi, le chargé de communication d’Obasanjo a révélé hier vendredi qu’un plan est en train d’être conçu contre son chef pour cause de sa déclaration faite en janvier dernier. A l’époque, Obasanjo a demandé au Président Muhammadu Buhari de ne pas se présenter à la prochaine présidentielle.

Pour le plan qui se tramerait contre l’ancien Président, Akinyemi a révélé que le passeport d’Obasanjo sera retiré et qu’il sera ensuite arrêté « afin de l’empêcher d’exprimer son angoisse sur la médiocrité omniprésente de la gouvernance, de la gestion économique, de la protection des vies et des biens par le gouvernement ».

A ces plans, Akinyemi a ajouté que qu’un autre complot ourdi contre Obasanjo est de faire en sorte que la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) rouvre l’enquête sur la gestion de l’administration de l’ancien Président en utilisant de faux témoins et documents.

Selon Koaci, les accusations selon lesquelles l’administration du Président Muhammadu Buhari préparait l’arrestation d’Obasanjo sont rejetées par le gouvernement nigérian.

Le ministre nigérian de l’Information et de la Culture, Lai Mohammed, qui a réagi au nom du gouvernement, a déclaré que l’administration Buhari ne sera pas distraite par « des allégations frivoles de tous les milieux… ».

Le ministre Lai a poursuivi que l’administration est « trop occupée à combler le vide créé par les 16 ans de gâchis … que de gaspiller son énergie et son temps sur des accusations qui ne sont pas fondées sur des faits ».

Contre le complot judiciaire allégué, le gouvernement a rassuré que ce n’est ni dans les habitudes de Buhari ni dans celui de son administration et que seul celui qui se sent coupable devrait être inquiet.

En somme et pour le ministre de l’Information, l’administration de Buhari est « fortement attachée aux principes de la démocratie, y compris la liberté d’expression et le droit à la dissidence ».

Baye Bacar NDAO

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