Les faits remontent à l’an dernier : il lui est reproché d’avoir refusé d’obtempérer lorsque des policiers lui ont ordonné de quitter les abords du Parlement, où il était manifestait avec cinq autres personnes. En Zambie, c’est un délit pénal. Pilato, de son vrai nom Chama Fumba, a plaidé non coupable.

Quand la police a ordonné au rappeur, Pilato, de son vrai nom Chamba Fumba, et à cinq autres manifestants, de se disperser, ils ont refusé d’obtempérer.

Mais, pour Pilato, le fond du problème n’est pas cette manifestation mais, plutôt, une de ces chansons.

Koswe Mumpoto, c’est-à-dire Un rat dans le plat, dénonce la corruption. Et des partisans du parti au pouvoir, le Front patriotique, y ont vu une attaque contre le président Edgar Lungu, qui n’est pourtant jamais nommé. Ce que Pilato dit regretter un peu.

« Même si ma chanson ne mentionne le nom de personne, elle m’a valu toutes sortes d’ennuis. Dans une prochaine chanson, je me dis que je devrais mentionner des noms ; au moins, les réactions seraient justifiées ! »

Les atteintes à la liberté d’expression se sont multipliées depuis l’arrivée au pouvoir du Front patriotique, en 2011. Du moins selon McDonald Chipenzi, le directeur de Gears, une ONG pro-démocratie à Lusaka.

« Quiconque est perçu comme trop critique face au pouvoir doit s’attendre à en subir les conséquences. Il risque d’être envoyé en prison, d’être amené au commissariat ou même de recevoir des menaces de mort. »

A ses yeux, le procès de Pilato sera une nouvelle occasion de rappeler les engagements de la Zambie en matière de droits de l’homme.

avec rfi

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