En Ouganda, le gouvernement a annoncé mercredi qu’une taxe controversée sur l’utilisation des réseaux sociaux allait être réexaminée, après qu’une manifestation eut été violemment réprimée par la police.

Le Premier ministre Ruhakana Rugunda a déclaré devant le Parlement que le président Yoweri Museveni avait “encouragé de nouvelles discussions” sur cette taxe très critiquée.

“Le gouvernement est maintenant en train de revoir les taxes pour prendre en considération les inquiétudes du public”, et un projet de loi révisé sera débattu le 19 juillet au Parlement, a précisé M. Rugunda.

Depuis le début du mois, les utilisateurs des réseaux sociaux doivent s’acquitter d’une taxe quotidienne de 200 shillings par jour (0,04 euro) pour accéder à WhatsApp, Facebook et Twitter, ainsi que des sites de rencontre comme Tinder ou Grindr.

La semaine passée, le président Museveni, lui-même un utilisateur régulier des réseaux sociaux avec notamment 855.000 abonnés sur Twitter, avait défendu cette taxe en estimant que les Ougandais ne devraient pas “donner de l’argent à des compagnies étrangères en discutant ou même en mentant” sur les réseaux.

Cette taxe a été dénoncée comme une entrave à la liberté d’expression par de nombreux hommes politiques d’opposition et des membres de la société civile.

Déjà Mercredi, avant que M. Rugunda ne s’exprime devant le Parlement, une manifestation ayant attiré des dizaines de personnes a été brutalement réprimée par la police, qui a tiré à balles réelles et utilisé du gaz lacrymogène.

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