Le nouveau ministre tunisien de l’Intérieur, Hichem Fourati, s’est présenté à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour en obtenir la confiance, samedi. Mais c’est une autre partie qui s’est jouée dans l’hémicycle.

Selon Jeune Afrique, le Parlement tunisien a accordé sa confiance au nouveau ministre de l’Intérieur, avec 148 voix pour 169 présents sur un total de 217 élus. Mais la séance a été agitée avant de parvenir à ce résultat.

Le chef de l’exécutif, Youssef Chahed, est monté au perchoir de manière impromptue, samedi en pleine séance fleuve – pas moins de huit heures de débats -, pour soutenir Hichem Fourati, nouveau ministre de l’Intérieur, face à une partie de Nidaa Tounes, à Machrou Tounes et au Front Populaire qui s’apprêtaient à ne pas voter la confiance.

Se sachant controversé, Chahed a également joué son va-tout en présentant, par surprise, un bilan succinct de son gouvernement. Il voulait ainsi  couper l’herbe sous le pied de l’Assemblée des représentants du peuple, qui souhaitait justement l’entendre sur ce point.

Mal lui en a pris. Durant cinq heures, le chef de exécutif a subit un feu roulant de critiques qui dénonçaient les dépassements de la Kasbah, les maigres résultats et la pression exercée par Chahed, via les médias, pour se maintenir en poste.

Ce dernier a eu du mal à garder sa contenance et à ne pas se contredire dans ses réponses aux députés. Tous étaient conscients que le vote ne portait plus, dans ces conditions houleuses, sur l’approbation de Fourati mais sur celle de Chahed.

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