Au Zimbabwe, les élections présidentielles, législatives et municipales ont eu lieu lundi 30 juillet, les premières depuis la chute du président Robert Mugabe, tombé en novembre après près de quatre décennies au pouvoir.

Le parti au pouvoir, la Zanu-PF, aurait d’ores et déjà obtenu la majorité des sièges au Parlement, alors que seuls deux tiers des résultats des législatives ont été dévoilés par la commission électorale. Le parti obtient pour l’instant 110 sièges sur les 210 à attribuer. Le mouvement d’opposition MDC en a lui remporté 41. Des résultats provisoires que n’acceptent par les partisans du MDC.

En début d’après-midi, plusieurs centaines de manifestants de l’opposition se sont regroupés devant les bureaux où sont dépouillés les résultats des élections. La police est arrivée, il y a eu des échauffourées et ensuite l’armée est intervenue.

L’armée s’est mise à tirer provoquant d’importants mouvements de foule. De nombreuses personnes sont parties dans tous les sens. « Je me suis réfugiée dans un immeuble, témoigne la journaliste de RFI sur place. L’armée a commencé à pourchasser les journalistes et à leur taper dessus. Ils ont même cassé la caméra d’un journaliste de télévision ».

Un homme est tombé sous les tirs des militaires qui ont ouvert le feu à balles réelles, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse (AFP). Auparavant, la police avait fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour tenter de disperser la foule, massée devant des bureaux temporaires de la commission électorale, qui a riposté à coups de pierre.

 

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