Sous l’impulsion du nouveau Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, un accord décrétant la fin des hostilités entre les insurgés du Front de libération Oromo, principal groupe ethnique du pays, et le gouvernement a été conclu mardi.

Le gouvernement éthiopien a signé avec les combattants du Front de libération Oromo (FLO) un accord décrétant la fin des hostilités entre les forces  gouvernementales et les insurgés jusqu’il y a peu présentés comme des terroristes, a annoncé, mardi 7 août, la télévision d’État.

Cet accord intervient dans un contexte de détente en Éthiopie attesté par la récente libération de prisonniers politiques et plus largement, les réformes entreprises par le Premier ministre Abiy Ahmed, arrivé au pouvoir en avril et à l’origine de l’accord de paix conclu avec le voisin érythréen après des années de conflit armé.

Le mouvement de contestation de l’ethnie oromo, qui a débuté fin 2015, a contraint par deux fois le précédent gouvernement à instituer l’état d’urgence pour le réprimer. Il avait fini par mener à la démission en février dernier du Premier ministre Hailemariam Desalegn, incapable d’apaiser les manifestants, et à la nomination de Abiy Ahmed, le premier chef de gouvernement d’ethnie oromo.

Le FLO s’oppose depuis les années 1970 au pouvoir central et prône la sécession de la région de l’Oromiya, plus grande région du pays et foyer du peuple Oromo, principal groupe éthnique éthiopien. L’accord de réconciliation conclu mardi à Asmara, capitale de l’Érythrée, autorise les séparatistes à poursuivre leur combat par la voie politique.

Le FLO a déclaré le mois dernier un cessez-de-feu unilatéral après que le parlement éthiopien l’eut ôté de la liste des organisations considérées comme terroristes.

 

Avec Reuters et AFP

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here