Au Nigeria, l’hémorragie se poursuit au sein du All Progressives Congress (APC). Plus de 1000 membres d’une ville de l‘État du Delta au sud-est, viennent de claquer la porte du parti au pouvoir. Ils ont rejoint le Peoples Democratic Party (PDP), principale formation de l’opposition.

Localité d’Agbarha-Otor dans l‘État du Delta au sud-est du Nigeria, ce vendredi 10 août. Le le Peoples Democratic Party (PDP), principale formation de l’opposition tenait une « importante » réunion. Parmi les participants, des membres du All Progressives Congress (APC), parti au pouvoir.

En prenant part à ces retrouvailles, ces partisans du pouvoir avaient un plan en tête : faire le bilan des réalisations de l’APC dans leur ville. « Toutes les promesses d’APC dans la ville d’Agbarha-Otor, n’ont pas été tenues. Nous n’avons vu aucun projet de développement d’APC à Agbarha-Otor. Nous ne pouvons pas continuer à rester dans le noir », ont-ils dit dans une déclaration.

Il est donc temps de quitter un navire sur le point de faire naufrage. « Aujourd’hui, c’est un jour de changement au sein du PDP dans la politique d’Agbarha-Otor. C’est pourquoi nous avons laissé tomber le balai (logo de l’APC) pour rejoindre le parapluie (logo du PDP). Laissez le parapluie nous couvrir », ont-ils ajouté.

Buhari quasiment dans une position inconfortable

Et tout compte fait, ils ont été ce jour-là plus de 1000 militants de l’APC à prononcer le divorce avec leur parti pour le PDP. Visiblement satisfait de ces nouvelles adhésions, Lawrence Agbatutu, responsable local du PDP a demandé aux nouveaux « camarades » de vite acter leur adhésion en acquérant des documents dont la carte de membre afin d’entamer immédiatement le travail en vue des élections de 2019.

En attendant une éventuelle réaction du directoire de l’APC, c’est un nouveau coup dur pour le parti au pouvoir qui ne fait qu’enregistrer des défections ces dernières semaines. Comme celle de Bukola Saraki, président du Sénat du Nigeria au début de ce mois. Alors qu’auparavant, une cinquantaine de parlementaires avaient déjà claqué la porte de l’APC.

De quoi compliquer la tâche à Muhammadu Buhari qui entend briguer un deuxième mandat consécutif lors de la présidentielle de l’année prochaine.

africanews

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