L’offensive d’Ebola est loin de connaître un répit à l’est de la RDC. Quatre nouveaux cas du virus viennent d‘être déclarés dans le Nord-Kivu.

L’annonce a été faite ce vendredi 10 août par le ministère congolais de la santé. Quatre habitants de la localité de Mangina à l’ouest de la ville de Beni dans la province du Nord-kivu ont été contrôlées positives au test de la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Quelque 30 personnes ont déjà péri depuis la déclaration de cette deuxième épidémie d’Ebola en RDC après celle qui avait tué 33 personnes au nord-ouest du pays entre avril et mai derniers.

Ces nouveaux cas interviennent au moment où les responsables s’apprêtent à utiliser pour la première fois un traitement expérimental appelé mAB114 sur les patients atteints d’Ebola, a déclaré à Reuters Steve Ahuka, un virologue de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la capitale Kinshasa.

Le traitement a été mis au point aux États-Unis en 1995 en utilisant les anticorps du survivant d’une épidémie d’Ebola dans la ville de Kikwit, à l’ouest du Congo, et il a été efficace à 100 % sur des singes. « C’est un traitement expérimental. Nous suivons donc le protocole. Il a été soumis au comité d‘éthique et le comité d‘éthique a donné son accord », a déclaré M. Ahuka, ajoutant qu’il pourrait être utilisé dans quelques jours.

D’autres traitements expérimentaux, dont ZMapp, un médicament similaire fabriqué par Mapp Biopharmaceuticals à San Diego, pourraient également être utilisés. Le virus Ebola, qui cause de la fièvre, des vomissements et de la diarrhée, se transmet par contact direct avec les liquides organiques : salive, sang, sperme, etc.

L’insécurité pourrait empêcher une lutte efficiente

Il a tué plus de 11 000 personnes lors de la plus grande épidémie jamais survenue en Afrique de l’Ouest de 2013 à 2016. Les autorités congolaises, qui ont connu 10 épidémies depuis 1976, sont toujours parvenues à contenir le virus.

Mais, à cause de milices qui tuent et kidnappent les civils depuis des décennies, les autorités risquent d’avoir du pain sur la planche dans la lutte contre cette 10è épidémie qui s’est déclarée à l’est.

Toutefois, selon des spécialistes, la maladie n’a pas touché les zones dites « rouges » où les risques pour la sécurité limiteraient gravement l’accès des agents de santé.

Et les autorités ont commencé cette semaine à vacciner les agents de santé et les personnes en contact avec des cas confirmés. Le vaccin expérimental, fabriqué par Merck, s’est révélé efficace contre la dernière épidémie à l’ouest.

africanews

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