Le ministère de la Santé algérien a annoncé samedi 25 août qu’un deuxième malade était décédé du choléra. Au total, « 46 cas de choléra ont été confirmés parmi les 139 cas hospitalisés depuis le 7 août 2018 », a fait savoir le ministère. Aucun cas de choléra n’avait été détecté en Algérie depuis 1996, tandis que la dernière épidémie d’ampleur remonte à 1986.

Le précédent bilan de l’actuel épisode, communiqué à l’AFP vendredi, faisait état de 41 cas avérés, dont un décès, pour 88 cas suspects, répartis à Alger – 5 malades confirmés – et dans trois wilayas (préfectures) alentour.

Un deuxième patient est décédé du choléra dans la wilaya de Blida (50 km au sud d’Alger), où 25 cas sont confirmés, a annoncé samedi le ministère.

Un cas a été confirmé dans la wilaya de Médéa et un cas suspect recensé dans celle d’Aïn Defla, toutes deux jusqu’ici épargnées. Situées respectivement à 80 et 100 km au sud-ouest d’Alger, ces deux régions sont limitrophes de celles de Blida et Tipaza (70 km à l’ouest d’Alger), où la grande majorité des malades sont recensés.

L’eau du robinet « propre à la consommation »

Trois cas sont également avérés dans la wilaya de Bouira, à une centaine de kilomètres au sud-est d’Alger. Selon le ministère, un contrôle « a révélé la présence du vibrion cholérique » dans une source de la wilaya côtière de Tipaza, où 12 cas ont été confirmés. La source « a été condamnée » et son eau « interdite à la consommation ».

Les autorités sanitaires excluaient jusqu’ici une contamination par l’eau, indiquant privilégier la piste d’aliments mal lavés, puis une propagation par contacts au sein des familles.

L’Algérienne des Eaux, établissement public, a assuré dans un communiqué que l’eau du robinet était « propre à la consommation » et pouvait être consommée « sans crainte », alors que des messages alarmistes appelant à cesser de la boire se sont répandus ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Plusieurs médias algériens ont critiqué le délai mis par les autorités pour annoncer l’apparition du choléra. Le 20 août, le ministère de la Santé avait exclu que le choléra soit à l’origine de l’hospitalisation de plusieurs personnes pour des diarrhées aiguës dans les préfectures de Blida, Tipaza et Bouira.

Avec AFP

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