Au Congo, le ramassage des armes et munitions de guerre au Pool a démarré ce mardi 4 septembre à Kinkala. Une opération qui constitue un des points essentiels du cessez-le-feu censé sonner le glas du conflit entre la force publique et la milice de l’ex-chef rebelle Pasteur Ntumi.

La région du Pool au sud-ouest de Brazzaville se débarrasse enfin de ces engins de la mort. La Commission ad hoc mixte partitaire (CAMP) a procédé ce mardi 4 septembre à Kinkala (chef-lieu), au lancement de l’opération de ramassage des armes et munitions de guerre.

La cérémonie s’est déroulée sous le patronage de Séraphin Ondelé, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et président de la CAMP. Une commission chargée du suivi et de l’exécution de l’accord de cessez-le-feu conclu le 23 décembre dernier à Kinkala afin de mettre fin au conflit opposant depuis avril 2016 miliciens Ninjas-nsiloulous du chef rebelle Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi à la force publique au lendemain de la réélection contestée du président Sassou-Nguesso.

Sans oublier le DDR

Pour un début, la moisson semble déjà fructueuse. PMAK, mitrailleuse RPK, lance-roquettes anti-char, grenades,…. « À la lecture des fiches qui nous ont été présentées par les armuriers sur place, 1 875 armes ont été déjà collectées dans les six centres que nous avons visités, contre trois mille attendues. Selon les organisations habilitées, nous sommes au-delà de 50 %, ce n’est pas rien », a expliqué Séraphin Ondelé. Lequel a promis que l’opération devrait se poursuivre dans d’autres localités telles que Kimbédi, Madia, Kibouendé, Vinza et Goma Tsé-Tsé. C’est donc un important arsenal qui se retrouvait entre les mains de rebelles et a contribué à mettre la paix en péril dans le Pool.

Mais, après près de deux ans de combats, les belligérants ont décidé d’enterrer la hache de guerre en signant le 23 décembre dernier à Kinkala, l’historique accord de cessez-le-feu dont l’un des points essentiels est justement le ramassage des armes et munitions de guerre pour que les populations ne soient plus prises au piège entre deux fronts.

Cerise sur le gâteau : le programme « Désarmement, démobilisation et réintégration » (DDR). D’un coût de 8,4 milliards de francs CFA (14,7 millions de dollars), le DDR est censé financer la réinsertion socio-économique de 7 500 ex-rebelles et 2500 civils.

Selon des humanitaires, plus de 138 000 civils sont affectés par la crise dite du Pool.

avec africanews

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