Son nom reste inscrit au rang des personnalités qui ont marqué le XXe et le XXIe siècle. A l’heure où l’humanité traverse encore des turbulences, le nom de mère Teresa – décédée le 5 septembre à Calcutta, en Inde – résonne encore comme un ode à l’amour.

Donner de l’amour et un soupçon de joie aux plus défavorisés, Anjezë Gonxhe Bojaxhiu en a fait un postulat pendant une quarantaine d’années. Issue d’une famille de commerçants bourgeois albanais, Anjezë Gonxhe Bojaxhiu a puisé cet attachement à l’humain dans l‘éducation que lui a transmise ses parents, des catholiques pratiquants, qui n’hésitaient pas à recevoir à leurs tables des pauvres.

Cette vocation du don de soi a été enracinée par les difficultés que la religieuse a elle-même connues pendant son enfance, notamment la guerre des Balkans ou encore la Première Guerre mondiale au cours de laquelle est mort son père, victime d’un malaise. Orpheline à neuf ans, elle décide dès l’adolescence de consacrer le reste de sa vie à la foi.

Un chemin qu’elle trace notamment après son postulat et son noviciat en Inde, sa terre d’accueil, dès 1929. Avec ce pays, Anjezë qui a décidé de se faire appeler Mère Teresa après la prononciation de ses voeux, a tissé une intense relation. Dès son arrivée, elle est vite choquée par la misère qui touche la majeure partie du pays. Elle déclara à ce sujet : “Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis”, une référence aux guerres qui frappent son pays natal.

Reconnaissance mondiale

S’en suit alors un long sacerdoce pour l‘éducation et l’aide aux pauvres. Enseignement aux enfants de la rue, soins aux mourants, aide aux lépreux, les actions de Mère Teresa et de sa congrégation des missionnaires de la Charité qu’elle a fondée sont longues à travers le monde. De quoi entraîner une reconnaissance internationale. Prix Balzan pour l’humanité en 1978, docteur honoris causa de plusieurs universités, la religieuse reçoit en 1979 le prix Nobel de la paix.

En dépit de sa santé fragile, celle qu’on surnommait “sainte des vivants” ne s’est guère résigné et a continué d‘œuvrer pour le bien des plus démunis, jusqu‘à son décès le 5 septembre 1997. Béatifiée en octobre 2003 par Jean-Paul II et canonisée le 4 septembre 2016 par le pape François, son héroïcité est dès lors reconnue par l’Eglise. Et vingt-et-un an après son décès, le testament moral de sa vie reste intact, même si les héritiers sont peu nombreux.

Alors même que l’humanité traverse de nouveau des turbulences – guerres civiles, crise des migrants, famine – l’humanitaire est aujourd’hui assimilé à un juteux business dans lequel des “multinationales” se sucrent le dos, mais aussi à de nombreux abus. Début juillet, une soeur membre des Missionnaires de la Charité, en Inde, a reconnu être impliquée dans un trafic de bébé. Elle a non seulement été arrêtée, mais le gouvernement indien a ordonné le contrôle de tous les centres gérés par la congrégation. De quoi troubler Mère Teresa dans son repos éternel.

Quelques citations de Mère Teresa

  • Aimer doit être aussi naturel que vivre et respirer
  • Dieu nous a créés pour que nous réalisions de petites choses avec un grand amour
  • Qui juge les gens n’a pas le temps de les aimer
  • La solitude et le sentiment de n‘être pas désiré sont les plus grandes pauvretés
  • Donne tes mains pour servir et ton cœur pour aimer
  • La vie est un rêve, fais en une réalité
  • La vie est beauté, admire-la
  • La vie est un devoir, accomplis-le
  • Moins nous possédons et plus nous pouvons donner
  • Ne laissez personne venir à vous sans qu’il vous quitte meilleur et plus heureux

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