Rien ne va plus entre l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama et son successeur Donald Trump. Vendredi 7 septembre, le premier président noir a publiquement prononcé le nom de Donald Trump dans un discours, le liant aux « heures les plus sombres de l’histoire américaine ».

Pour ce retour sur la scène nationale, vendredi, Barack Obama avait choisi l’Illinois, son Etat d’adoption. Il y a été accueilli comme une rockstar mais, très vite, c’est l’animal politique qui s’est réveillé. L’ancien président lance un appel à la mobilisation, non sans grandiloquence : « En tant que citoyen, pas en tant qu’ancien président, en tant que citoyen, je suis ici pour délivrer un message simple : vous devez voter car la démocratie en dépend », a-t-il dit.

« La plus grande menace pour notre démocratie n’est pas Donald Trump », estime l’ex-chef d’Etat, mais plutôt « l’indifférence, le cynisme ». « Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens à travers le pays », prophétise-t-il. « Si vous pensez que les élections n’ont pas d’importance, j’espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception (…) Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter. »

En déplacement à Fargo, dans l’Etat du Dakota du Nord, Donald Trump a répondu à son prédécesseur. Avec ironie. « Je suis désolé, j’ai regardé mais je me suis endormi », a lancé le président, avant d’accuser le démocrate d’essayer de s’attribuer les mérites « des choses incroyables qui se passent dans ce pays en ce moment ». L’enjeu des « midterms » : les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

 

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