C’est un nouveau pas dans l’ouverture politique en Ethiopie. Les dirigeants du  mouvement d’opposition Ginbot 7 rentrent ce dimanche. Un événement officiel est prévu à l’aéroport international de Bole. Ils doivent ensuite prendre la parole au stade d’Addis-Abeba. Les deux principaux attendus sont Berhanu Nega et Andargachew Tsige. Ce dernier a été libéré récemment de prison alors que le premier vivait en exil aux Etats-Unis puis en Erythrée. L’Erythrée d’où le mouvement menait des actions de guérilla.

Dès sa création en 2008 à Washington DC, Ginbot 7 considère la lutte armée comme une possibilité, voire comme la seule option laissée par le régime de la coalition EPRDF au pouvoir à Addis-Abeba.

Le nom Arbegnoch Ginbot 7 signifie littéralement «les patriotes du 7 du mois de Ginbot», soit le 15 mai dans le calendrier grégorien. Le 15 mai 2005 est une date que Berhanu Nega et ses compagnons ne peuvent oublier. Ils avaient gagné les élections générales disent-ils. Berhanu était même maire de la capitale fédérale.

La suite ? Deux ans de prison, un exil aux Etats-Unis puis en Erythrée. En dix ans, l’organisation a récolté des fonds auprès de la diaspora éthiopienne en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Des fonds pour mener des actions armées, notamment dans le nord de l’Ethiopie, dans la région du Tigray.

Ginbot 7 compte aussi des militants à l’intérieur du pays mais, selon certaines sources diplomatiques, leur influence a été fortement réduite suite à la répression des autorités. Berhanu, lui-même, a été condamné à mort par contumace en 2009.

Mais l’ouverture amorcée par le nouveau premier ministre et son équipe lui fait croire qu’une véritable démocratie est une vraie possibilité. Ginbot 7 n’est plus sur la liste anti-terroriste depuis deux mois. Tout était donc réuni pour un retour.

Il s’annonce très mouvementé dans la capitale où le mouvement compte de nombreux soutiens.

avec rfi

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