Les autorités françaises ont arrêté le 04 septembre dernier en région parisienne un libérien soupçonné d’être un commandant de guerre durant la première guerre civile qui a ravagé le Libéria dans les années 90.

L’homme identifié uniquement sous le nom de Kunti K. est un citoyen néerlandais naturalisé qui aurait été le commandant du Mouvement Uni de Libération du Libéria pour la Démocratie (ULIMO). Kunti K. aurait été un commandant de l’ULIMO, un mouvement rebelle armé lors de la première guerre civile libérienne.

Il est soupçonné de crimes contre l’humanité commis dans son pays dans les années 1990. Il est mis en examen et écroué pour « actes de torture aggravés » et « crimes contre l’humanité ».

Le pôle Crimes contre l’humanité, Crimes et délits de guerre du parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte déposée le 23 juillet par l’ONG Civitas Maxima basé en Suisse mais qui travaille en collaboration avec le Projet de justice et de recherches mondiales (GPRS) basé au Libéria.

L’arrestation de Kunti K. porte à quatre le nombre de libérien vivant en Europe à être accusé de crimes de guerre. Kunti K. rejoint donc Martina Johnson en Belgique, Aleiu Kosiah en Suisse et Agnes Reeves Taylor au Royaume-Uni.

Ils sont accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en relation avec la guerre. La dernière arrestation est intervenue dans un contexte où des victimes exigent un procès pour les crimes de guerre commises au Libéria.

Environ 250 000 personnes ont été tuées durant la guerre civile au Libéria entre 1989 et 2003. Cette guerre avait contraint des milliers de personnes à fuir les combats dans le pays.

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