C’est un vote symbolique très important. Par 172 sièges en faveur, contre 164 abstentions, les députés espagnols de la chambre basse ont ratifié un décret-loi signé fin août par le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, ordonnant le déplacement des restes de Franco hors du Valle de los Caidos, son mausolée où il repose depuis 43 ans.

 

« L’Espagne a fait un pas historique. Aujourd’hui, notre démocratie est meilleure. » Ce sont les mots de Pedro Sanchez, le tout nouveau chef du gouvernement, qui est à l’origine de ce geste que tous les prédécesseurs ont évoqué sans jamais l’avoir inscrit dans les faits. Lui l’a fait. La dépouille de l’ancien dictateur, qui dirigea l’Espagne d’une main de fer pendant quatre décennies, ne reposera plus au Valle de Los Caidos, cet édifiant monument à l’ouest de Madrid.

 

Il devrait être transféré dans un cimetière civil, certainement au Pardo, au nord de la capitale, où existe un panthéon de la famille Franco. Tous les groupes parlementaires ont sans exception qualifié le fait que le Caudillo repose dans un tel mausolée, gigantesque, très visité et monument national, comme « une anomalie historique ».

 

Si le Parti populaire et Ciudadanos, les deux formations de la droite se sont abstenues c’est parce que selon elles, il n’y avait pas urgence. Seuls aujourd’hui les descendants de Franco s’opposent au transfert des restes de leur aïeul. Mais cela n’empêchera pas son départ, certainement d’ici décembre.

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