Angela Merkel, la chancelière allemande séjournait en Algérie où elle espère renforcer les liens bilatéraux, mais également, avancer sur l‘épineux dossier de la crise migratoire. Point culminant de cette visite éclair, sa rencontre avec le chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, déjà reportée de plus d’un an.

En Algérie où elle a atterri dans la journée de ce lundi, Mme Merkel a été accueillie par le Premier ministre du pays Ahmed Ouyahia, avec qui elle s’est ensuite s’entretenu. Elle s’est par la suite recueillie au sanctuaire des martyrs de la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), sur les hauteurs de la baie d’Alger.

La chancelière allemande a, dans la soirée, été reçue par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, selon une vidéo diffusée par la télévision nationale du pays. La teneur des échanges n’a pas été détaillée, mais les sujets de la visite d’Angela Merkel avaient d’ores et déjà été évoqués par les deux parties.

Les relations économiques devraient meubler une bonne partie des échanges alors que l’Allemagne espère renforcer son ancrage dans le commerce algérien, notamment dans les domaines de l’automobile, de l‘énergie solaire, des ressources en eau, de l’habitat, de la sécurisation des frontières et de l’industrie militaire, comme le souligne le site Tout Sur l’Algérie.

Accord sur les migrants

Outre les questions économiques, c’est aussi le dossier de l’immigration clandestine et de la sécurité transfrontalière qui intéressent Merkel. La Libye, la situation au Mali et au Sahel, ainsi qu’au Proche-Orient sont des points qu’ont dû abordés la dirigeante allemande et son homologue algérien. Il en est de même pour “le transfert des migrants algériens en situation irrégulière en Allemagne vers l’Algérie” sur lequel elle a affirmé, lors d’une conférence de presse cet après-midi , avoir trouvé un accord avec les autorités algériennes.

En 10 ans, c’est le second déplacement d’Angela Merkel en Algérie, le premier remontant en 2008. Une visite avait toutefois été annulée en février 2017, lorsque la présidence algérienne a annoncé ‘une “bronchite aiguë” contractée par M. Bouteflika.

Ce dernier, affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC, reçoit peu de dignitaires étrangers et apparaît rarement en public. La dernière fois qu’il a reçu un dirigeant étranger remonte à avril dernier. Il recevait à l’occasion, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

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